Evangile de la Prophétesse Baguè Wlonyo
Ciel : Kida
La parabole du Sika kpata : Le voleur et le riche
La Prophétesse Baguè Wlonyo dit que dans une région, vivait un homme très riche. Dans une région voisine, vivait un voleur réputé. Ce dernier avait un flair sans pareil pour l’argent ; seulement, jamais il n’était parvenu à voler un quelconque bien de ce riche homme. En effet, il était de notériété publique que partout où ce riche homme passait, il transportait tout son argent avec lui.
Ce riche homme décida un jour d’aller en voyage. Sur son chemin, il rencontra le voleur qui, ayant eu écho de son projet de voyage avait pris les dispositions pour le croiser afin de voyager avec lui.
Quoique chacun ait sa petite idée de l’autre, les deux hommes se lièrent d’amitié et firent chemin ensemble.
A l’escale, ils furent hébergés par le même hôte qui ne disposait que d’une seule chambre libre. Lorsque la femme de l’hôte proposa de l’eau pour le bain, c’est le voleur qui alla le premier. Le riche profita de ce moment pour dissimuler sa fortune sous l’oreiller de son indélicat compagnon.
Ce fut ensuite au tour du riche d’aller prendre son bain. Pendant ce temps, le voleur, l’œil rivé sur la malle du riche, se trouva fort contrarié dans ses intentions par l’idée de son retour subit.
A plusieurs reprises dans la nuit, il se trouva sur le point de passer à l’acte. Mais, surpris par le riche qui veillait au grain, le voleur prétendait ne pas trouver le sommeil parce qu’il faisait chaud.
Aussi, le lendemain matin, situé sur le temps que le riche pouvait mettre à prendre son bain, voulut-il en profiter pour subtiliser son argent et son or puis disparaître. Hélas, la fouille de la valise du riche fut infructueuse !
Après le repas, le riche informa son hôte de son intention de faire quelques provisions au marché. Le voleur proposa volontiers de lui tenir compagnie.
A peine quelques pas sur le chemin du marché que, feignant un malaise, le voleur s’excusa et rejoignit la chambre à coucher. Cette fois, il éventra le matelas du riche espérant y dénicher le trésor, mais ce fut peine perdue ; toujours rien !
Le riche prit son temps pour faire ses provisions. Lorsqu’enfin il rentra, il surprit son compagnon essoufflé au milieu d’un désordre indescriptible.
- Mais que cherches-tu donc ? Interrogea le riche. Est-ce mon argent et mon or ? Tiens, je les ai gardés là sous ton matelas.
Le voleur était confus, stupéfié d’avoir dormi sur une immense fortune en l’ignorant.
Le riche homme rangea son argent et son or dans sa valise et alla demander à son hôte la permission de poursuivre son chemin. Le voleur honteux ne put le suivre. Il rebroussa chemin et rentra dans son village.
Au nom de Jésus ! Amen !
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Explication & Commentaire
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Comprendre l’évangile
L’expression « Sika kpata », désigne le siège en or. Il est symbolisé par l’homme riche. C’est aussi la Religion Déima venue pour les Djamatriki. Elle est la preuve que la bonté de Dieu est sans limite. Selon Baguè Wlonyo, Dieu a donné le « Sika kpata » pour anoblir le monde des Djamatriki. L’œuvre de Wlonyo est le symbole de l’amour que Dieu a pour les Djamatriki.
Le voleur, c’est l’homme d’une façon générale et le Djamatriki en particulier. Il représente l’image de l’homme « contraint » de mendier dans un monde d’abondance.
Dieu est avec nous. Nous n’avons plus à le chercher ailleurs. Sachons prier afin qu’il se manifeste à nous.
Dieu a placé toute sa fortune parmi les hommes mais ils l’ont ignoré.
L’homme ne doit pas se dresser contre Dieu lorsque le bonheur recherché ne se pointe pas.
L’ignorance conduit à l’échec. La parabole souligne de ce fait l’importance capitale de la connaissance comme facteur essentiel de progrès. Si le Djamatriki savait que l’œuvre de Baguè Wlonyo est la voie de son plein épanouissement, il s’abstiendrait de louer Dieu à travers d’autres divinités.