Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Il entreprit par la suite de
peupler la terre. Il créa les animaux puis, il créa les hommes à qui il donna le pouvoir
de commander les autres créatures. Après l’œuvre de création, Dieu fit appel au
Prophète Ménéza. Il lui ordonna de se rendre auprès de ses créatures humaines
pour veiller sur elles.
Le Miséricordieux qui connaissait ses créatures, confia à son messager de
s’armer de patience et d’avoir un cœur plein de bonté afin de rendre possible la
cohabitation.
- « Tout ce qu’ils te demanderont, adresse toi à moi pour me le
transmettre. », avait aussi ajouté le Créateur.
Descendu sur terre, Dieu lui révéla un chant à la vue du premier village.
Chant : 1- Ô nion ba (Qui t’a créé ?)
2- Ô nion ba Lago hé
3- Lago la ô nion ba (Dieu dit : qui t’a créé ?)
4- Jésus la ô nion ba (Jésus dit : qui t’a créé)
5- Lago la ô nion ba
6- Tchè fian bobo ya hé (Tous, suivez-moi)
7- Han han Amen !
Le prophète expliqua sa mission aux habitants et ceux-ci lui accordèrent
l’hospitalité. Le lendemain, Ménéza enseigna la parole de Dieu jusqu’à ce que le soleil
soit au zénith. Il faisait une chaleur torride, alors il arrêta ses prêches. Les
habitants rentrèrent chez eux mais continuèrent de manifester un vif intérêt
pour les enseignements de Ménéza. Après concertation, ils mentionnèrent qu’ils
seraient davantage réceptifs s’il y avait un abri pour les protéger du soleil et de
la pluie. Ceux-ci se proposèrent alors le lendemain de faire construire un préau.
Ainsi, avant que Ménéza n’ait le temps de démarrer son enseignement du jour, un
membre de l’assistance lui proposa de transmettre cette préoccupation à Dieu.
Après la construction du préau, ils rentrèrent à la maison et se concertèrent sur
leur préoccupation suivante :
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- "L’enseignement de Ménéza est bon, mais il enseigne pendant des heures.
Etant donné que nous sommes des personnes âgées, demandons-lui de
transmettre au créateur de nous donner la nourriture ; alors nous aurons la force
d’être plus attentifs aux enseignements qui nous sont donnés." Ainsi convinrent-
ils.
Cela fut proposé à Ménéza avant qu’il ne commence son enseignement. Il
leur fit la promesse de transmettre le message. Dieu avait installé un téléphone
«Ôsougraman », pour assurer la communication avec ses créatures. C’est ce moyen
qui est utilisé par Ménéza pour transmettre les doléances des habitants. Le
lendemain matin à leur réveil, le village débordait de nourriture.
Les hommes étaient très contents et furent convaincus que Ménéza était un
vrai envoyé de Dieu. Ils décidèrent alors de lui faire remarquer qu’ils n’avaient pas
d’enfants, et que s’ils en avaient eus, ceux-ci les aideraient. L’un d’entre eux se
porta volontaire pour lui en faire cas. Emerveillé par la justesse de leur idée,
Ménéza promit de la transmettre au créateur. Il se servit de son «Ôsougraman »
et parla à Dieu qui lui demanda en retour de les rassurer parce que leur vœu sera
exaucé. Au mois suivant, toutes les femmes tombèrent enceinte.
Les enfants grandissant, couraient dans les ruelles du village, glissaient sur
les peaux de banane, tombaient et se faisaient mal. Les parents mécontents de
cela, allaient très vite le manifester en tenant Meneza pour responsable. L’un
d’eux se propose de dire au prophète qu’ils veulent que Dieu éloigne la nourriture
d’eux, cela leur épargnerait des odeurs de pourriture et des chutes de leurs
enfants.
Le lendemain, lorsque le premier intervenant délivra cette résolution, Ménéza
resta calme un instant puis remua la terre. Le message transmis, Dieu fit tomber
la pluie qui repoussa la nourriture jusqu’à la périphérie du village.
Chant : Essiéhou ho Lago koeussi pada ho manti ho
Essiéhou ho Lago koeussi pada ho manti ho
Essiéhou ho kloui ho.
(Essiéhou, le ciel gronde. Essiéhou, nous te prions de descendre pour
écarter le mal de nous)
Le village était devenu propre, mais les plaintes ne s’arrêtèrent pas. Les
habitants trouvaient que la nourriture était encore trop proche et qu’ils n’étaient
pas suffisamment à l’abri des odeurs de pourriture. Le lendemain, ils le firent
savoir àMénéza. Le message transmis, Dieu éloigna davantage la nourriture et
dressa une rivière entre celle-ci et le village.
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Mais cette fois-ci, les hommes trouvaient que la nourriture était désormais
trop éloignée. Furieux, ils proposèrent de demander à Dieu de ramener la
nourriture près d’eux car leur âge ne leur permettait plus d’y accéder. Aussi leurs
enfants étant en bas âge, ils ne savent pas encore traverser la rivière pour
accéder à la nourriture.
Depuis que Ménéza est venu vivre auprès des hommes, son quotidien était
rythmé par les attitudes contradictoires de ces derniers. Cependant, le lendemain
lorsque la doléance fut portée à sa connaissance, Ménéza resta calme et ne put
s’empêcher de leur faire remarquer qu’ils sont difficiles à vivre. A peine
prononça-t-il ces mots que Dieu saisit sa parole. Dieu le rappela pour lui demander
le bien fondé de sa plainte étant donné que c’est lui-même Dieu, qui pourvoit aux
besoins de ses créatures ; lui le messager n’avait pas à se disputer avec les
hommes. Dieu lui fit remarquer la diversité qui caractérise les hommes ; leurs
visages, leurs couleurs, leurs morphologies, leurs comportements. De cela se
dégage la diversité de leurs besoins. Ménéza reconnut ce détail. Dieu lui dit qu’il
venait de commettre un péché grave.
Ayant constaté que son messager ne pouvait pas vivre avec les hommes,
Dieu décida de le mettre loin d’eux et de leurs tracasseries. Il lui ordonna de
tendre les mains. Il tira sur ses bras, ses pieds et le transforma en un être
gigantesque et dysharmonieux. Il tapa sur sa tête pour l’aplatir et le jeta dans la
forêt.
Puni par Dieu pour son incontinence devant les hommes, Ménéza devenu le
géant de la forêt «Zabèro » en veut aux hommes. La nourriture est restée loin
des hommes, derrière la rivière.
Chant :
1- Lago lobo Ménéza ho (Dieu a envoyé son prophète, son messager)
2- N’kloui yrouzô kanan youo tchi-a (Descends sur terre -sous le soleil- pour
instruire mes enfants)
3- Wa kloui mi taka wlou ho (Ils sont descendus tous différents les uns des
autres, chacun avec sa particularité (son comportement et sa mission))
4- Wa polia ta blo plé (Ils n’ont pas la même manière de percevoir les choses)
5- Wa ké tchi koubla boguè gnégni (Leur parole est celui du diable dont ils
vivent sous la domination)
6- Wa sro gnégni gba kui wlou
7- Ménéza nan kla glié (Ménéza, à ton arrivée, teinte la cloche,)
8- Ô wala yrouzô kougnon wlou (pour réunir les habitants de la terre)
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9- Ô tchia Lago dégalé nani (Enseigne leur l’intelligence -les lois- de Dieu)
10- Djamatriki gniola n’guessi ho ho (Les hommes ont poussé Ménéza au
péché)
11-Lago la, mon plé lè Lago wawa you ho (Toi l’enfant aimé de Dieu)
12- Ménéza nan Aba – n’ ya gnégni noun ho – n’ ya n’guessi to ho (Ménéza
dit, Dieu, je suis dans le péché, j’ai fait le mal)
13- Kié min (Pardonne moi, purifie moi)
14- Lago nan, mon plé lè Lago wawa you ho (Dieu dit, toi mon fils préféré)
15- Mon pli lè Lago dégalé kékpeu (J’ai fait de toi le guide, le meneur de
mes enfants)
16- Lago dou taka kié li ka ho (Sache que le pardon n’existe pas au ciel lors
du jugement)
17- Miéli pli nan daho (Tu connaîtras la souffrance)
18- Mouzoué pli nan da ho (Malheur et malchance seront sur toi)
19- Toutou nougbo pli nan da ho (Les larmes –pleurs- de la mort seront sur
toi)
20- Pli n’ ya n’ ka mou ho (Suis moi)
21- Lago pohi kla ho (Dieu te rejette)
Au nom de Jésus ! Amen !
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Explication & Commentaire
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Commentaire audio
Comprendre l’évangile
Cette nourriture dont parle la parabole, c’est la parole de Dieu, c’est Dieu.
Dieu veut que l’homme écoute sa parole et fasse sa volonté avec obéissance pour
recevoir sa bénédiction. C’est pour faire l’œuvre de Dieu que Wlonyo fut envoyée
sur terre auprès des hommes. Dieu a remis la Table et la Croix de Jésus – « Jésus
a Kusu » - à Wlonyo pour nous sauver. La clochette ici nommée « ossougraman » a
été révelée à Wlonyo. Elle est aujourd’hui détenue par les Powaba, Déimaba et les
prédicateurs. Cette clochette constitue un puissant moyen de communication avec
ABA Lago, le Créateur, pour lui transmettre les prières de ses enfants.
Baguè Wlonyo nous a apporté la nourriture qui nous manquait ; la parole de
Dieu, la nourriture de notre âme.
Le fleuve, ce sont les turpitudes humaines qui nous empêchent d’accéder à
la nourriture de l’âme : le fétichisme, la sorcellerie…. La vie de Wlonyo a été
consacrée à l’œuvre salutaire qui doit nous ramener la nourriture restée derrière
l’eau.
La grande leçon de la parabole de Ménéza s’adresse aux responsables
spirituels, aux hommes qui sont aux services de l’église pour guider leurs
semblables. Ils doivent avoir à l’esprit que conduire les hommes est une œuvre
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difficile tant ils sont différents les uns des autres, d’où le proverbe suivant : «
Pour conduire un troupeau de cent bêtes, le berger n’a besoin que d’un seul bâton.
Pour diriger une population de cent âmes, il faudra au guide autant de bâtons qu’il
y a d’hommes » ; c’est pourquoi les serviteurs doivent se donner le temps de les
écouter, de les connaître, les exhorter avec une patience inlassable et le souci La
diversité a été voulue par le créateur lui-même. Et cela a été fait à dessein. Le
message de Ménéza nous enseigne que pour les hommes, avoir des idées ou des
opinions différentes les unes des autres, voire des opinions divergentes est bien
une chose normale et non le contraire. Le mérite pour ceux qui les dirigent réside
dans les moyens pour accorder les besoins exprimés par ces créatures de Dieu..
de les instruire pour les sauver.
Le serviteur doit en effet savoir que celui qui a en charge de s’occuper des
hommes à affaire à Dieu.
La Prophétesse Baguè Wlonyo enseigne par cette parabole que Dieu châtie
par la tentation.Elle nous enseigne aussi comment Dieu procède pour bénir ses
créatures.
La prière de l’homme adressée à Dieu doit être juste, ciblée, adressée avec
perséverance jusqu’à leur réalisation. Pour voir sa prière être exaucée, l’homme ne
devra pas étaler sur un court instant un chapelet de doléances faites de
contradictions. En clair, en adressant sa prière à Dieu, l’homme doit présenter une
seule doléance à la fois et il devra le faire de façon insistante